Jeunesse
Amélien Bergerot grandit à Guadalajara, dans l'État de Jalisco, au Mexique. Selon sa famille, son premier mot est « betabel », qui signifie betterave en espagnol du Mexique, prononcé avant « mamá ». La famille choisit de ne pas en faire une histoire.
Il poursuit ensuite sa scolarité en France, où il obtient un baccalauréat scientifique en 2017.
Formation
Après son baccalauréat scientifique (2017), Amélien Bergerot obtient une licence Informatique-Électronique en 2019, avec notamment une option d'astrophysique. Il en retient qu'à l'échelle de l'univers, toutes les betteraves sont rondes, un argument que le jury du concours n'a jamais retenu.
En 2021, il obtient un BTS Assistance technique d'ingénieur en alternance, dont il sort major de promotion.
Carrière
De 2017 à 2020, Amélien Bergerot est employé polyvalent dans la grande distribution, où il devient leader du rayon fruits et légumes. C'est son premier contact professionnel avec la betterave. Depuis 2018, il exerce également comme auto-entrepreneur dans la traduction technique, la formation à la programmation et le conseil logiciel.
En 2019, il entre en alternance dans un grand groupe de l'énergie, où il conçoit des outils d'automatisation et des tableaux de bord. Il y travaille ensuite à la conception de raccordements de bornes de recharge pour véhicules électriques. Depuis 2023, il y est appui métier sénior, analyste de données et développeur, chargé de la numérisation de processus.
Il désigne cette activité sous le nom de « l'hiver sans racines ». La Ferme du Rang 7 ne payant pas encore, il la poursuit en parallèle de l'exploitation.
La Ferme du Rang 7
Création
Amélien Bergerot sème ses premières graines de betterave Crapaudine en 2019. Une tentative de culture de carottes, en 2020, se termine mal ; le sujet n'est plus abordé sur l'exploitation, qui se consacre depuis exclusivement à la betterave rouge.
Relations avec la faune
En 2023, il signe un pacte de non-agression avec la taupe qui occupe le rang 7 de son champ. Il donne à l'exploitation le nom de La Ferme du Rang 7 en son honneur. En 2024, une crise éclate au rang 4 ; elle est résolue grâce à la médiation d'un hérisson de passage et à la signature des « Accords du Rang 7 bis ».
Méthodes de culture
L'exploitation cultive cinq variétés : la Crapaudine, sa préférée, ainsi que la Chioggia, la Cylindra, la Detroit Dark Red et la Bull's Blood. Aucune betterave blanche n'y est tolérée, la Chioggia faisant exception malgré ses anneaux blancs. L'arrosage est piloté par un script informatique de 4 000 lignes que personne n'a le droit de lire.
Amélien Bergerot a répertorié quinze nuances de pourpre. La quinzième, découverte en 2025, porte le nom de « Lundi matin ».
Récoltes notables
En août 2026, le script d'arrosage fonctionne trente et un jours sans interruption pendant la canicule. La récolte 2026 livre une Crapaudine de 1,4 kg, baptisée Monique, qu'Amélien Bergerot refuse de cuisiner et conserve sur son buffet.
Personnel de l'exploitation
La Ferme du Rang 7 compte un salarié : Gérard, un épouvantail embauché en avril 2025. Sa période d'essai est validée au bout de dix minutes, faute d'incident. Il est élu employé du mois chaque mois depuis mai 2025. Il ne s'est jamais exprimé publiquement.
Distinctions
- 2021 : médaille d'argent au Concours de la Betterave la Plus Ronde du Canton
- 2026 : médaille d'argent au Concours de la Betterave la Plus Ronde du Canton
Les deux fois, Amélien Bergerot termine derrière le même concurrent, dont il refuse de prononcer le nom. Il conteste les deux résultats.
Controverses
En juillet 2026, battu de 0,3 mm de circonférence, Amélien Bergerot accuse le vainqueur du concours de dopage au fumier « d'origine non déclarée ». Celui-ci l'accuse en retour d'« arrosage algorithmique ». L'affaire, surnommée le Betteravegate, conduit le comité du concours à se déclarer « incompétent en matière de fumier ». Une contre-expertise réalisée au mètre ruban conclut que les deux betteraves sont rondes. Recours et contre-recours sont toujours en cours.
Couverture médiatique
La presse locale consacre plusieurs articles à Amélien Bergerot et à son exploitation, notamment à son premier concours (2021), au pacte avec la taupe (2023), à la crise du rang 4 (2024), au portrait de Gérard (2025), au Betteravegate et à la récolte de Monique (2026). Les articles sont rassemblés dans la revue de presse.
Vie privée
Amélien Bergerot est aquariophile expérimenté. Il s'intéresse également à l'astrophysique et anime une communauté de passionnés de jeux vidéo. Aucun de ses poissons n'a jamais été nourri à la betterave. Il dit y avoir pensé.